Le Québec d'Abord
Une Nation, Un Destin
Depuis plus de quatre siècles, le peuple québécois a taillé une civilisation dans la forêt boréale — une civilisation forgée en français, bâtie sur la foi, la famille et l'amour farouche d'une terre qui nous appartient autant que notre langue.
Nous n'avons pas simplement survécu à la Conquête de 1759. Nous avons enduré. Nous avons persisté. Nous nous sommes multipliés. Quand l'Empire britannique cherchait à nous fondre dans sa grande machine anglophone, nos grand-mères chuchotaient le français à l'oreille de leurs enfants, et ces enfants ont porté cette langue comme un flambeau à travers chaque couloir sombre de l'histoire.
Ce flambeau brûle encore. Mais il vacille.
La Menace Est Réelle
Aujourd'hui, les ennemis de la culture québécoise ne portent pas de fusil. Ils portent des algorithmes, des flux de contenu américain, des politiques fédérales conçues à Ottawa par des hommes qui n'ont jamais entendu le craquement de la glace sur le Saint-Laurent au printemps.
L'assimilation ne se fait plus par la force — elle se fait par l'indifférence. Par le Netflix anglais. Par les sièges sociaux qui exigent l'anglais dans nos propres rues. Par un gouvernement fédéral qui prend nos impôts et nous retourne des directives dans une langue qui n'est pas la nôtre.
Chaque année, des dizaines de milliers d'immigrants s'installent au Québec sans jamais apprendre le français — non par mauvaise volonté, mais parce que le système fédéral leur permet de vivre, de travailler, de prospérer en anglais sur notre propre territoire. C'est une colonisation douce, mais c'est une colonisation quand même.
Ce Que Nous Sommes
Nous sommes Québécois. Pas des Canadiens français. Pas une minorité ethnique à protéger dans un musée culturel. Pas une province parmi dix.
Nous sommes un peuple.
Nous avons notre littérature — de Gabrielle Roy à Michel Tremblay. Notre musique — de Félix Leclerc à Arcade Fire chantant en français. Notre cinéma, notre philosophie, notre humour particulier, notre façon unique de maudire le ciel en latin d'église quand la vie nous écrase.
Nous avons un territoire, une histoire, une mémoire collective que personne ne peut nous voler — à condition que nous refusions de la laisser s'effacer.
Ce Que Nous Voulons
Nous ne demandons pas la permission d'exister.
Nous exigeons le contrôle de notre immigration. Nous exigeons que le français soit la seule langue officielle du travail, de l'école, de la vie publique au Québec. Nous exigeons que nos impôts restent chez nous, investis dans nos hôpitaux, nos écoles, nos aînés — et non dissous dans les priorités d'un gouvernement fédéral qui nous considère comme une anomalie à gérer.
Et si Ottawa refuse ? Alors la question se pose d'elle-même.
Un peuple qui se respecte ne mendie pas son droit à vivre dans sa propre langue sur sa propre terre.
L'Avenir Appartient aux Audacieux
Le référendum de 1995 a failli changer le monde. À 49,4 %, nous avons effleuré notre destin du bout des doigts. Une poignée de votes. Une nuit qui a laissé une génération entière avec le goût amer de l'incomplet.
Mais l'histoire n't pas de point final.
La prochaine génération de Québécois grandit avec une conscience aiguisée : ils savent qui ils sont, ils savent ce qu'ils risquent de perdre, et ils savent que personne ne leur offrira la liberté sur un plateau.
Elle se prend, la liberté.
Vive le Québec. Vive le Québec libre.